mercredi 25 février 2015

J'ai le mal du pays



Aujourd'hui je me sens vraiment triste ! J'ai le mal du pays : ma famille et ma vie normale me manquent ! Sob ! sob ! Si on me donnais le choix, je partirais tout de suite !

Hier soir, j'ai parlé avec mon petit garçon et il m'a demandé quand je serais de retour, il a 1 an et 9 mois et commence à parler donc c'est très difficile à expliquer que je serai encore ici pour 5 mois !

Alors, je n'ai pas dormi, mon petit garçon me manque trop et je veux juste pleurer ! Rien ne me réconforte aujourd'hui.

Pendant le cour de ce matin, j'ai essayé d'être forte mais dès que la pause est arrivée, je me suis assise sous l'arbre devant le CIEP et je ne voulais parler à personne. Mes camarades ont fait beaucoup de bruit mais c'était comme si j'étais seule là, je n'entendais rien, en effet elles m'embêtaient avec leur bruit.

Voici mon petit garçon avec son frère de 5 ans :

Les deux jouent toujours ensemble et sont quelquefois méchants mais je les aime quand même. Tous les deux posent beaucoup de questions et le petit répète ce que le frère dit normalement car il est en train d'apprendre à parler.  Le grand s'appelle Bakan Omogolo Jr, et le petit s'appelle Théodore Shathiso, on l'appelle Théo, il est toujours souriant et aime danser sur n'importe quelle chanson. Bakan jr, lui il aime les  dessins animés de Mickey Mouse.     

Alors peut-être si je pense à mes élèves ça serait mieux ? Je communique avec plusieurs d'entre eux sur Facebook et ils disent des choses drôles sur La France. Ils pensent que la France est un très beau pays où il y a beaucoup de mannequins, la mode, du vin, une bonne cuisine et que tous les Français parlent avec un accent très sexy ! Les choses qu'ils disent me montrent que je dois leur apprendre la culture des Français sérieusement et leur montrer des films sur la France.


Mes élèves et moi en route vers Maun pour un spectacle française!

Soupir... Mon pays me manque vraiment, à quoi je pense ? Je pense à des choses qui se passent au       Botswana !

février...mars, avril,mai...il reste encore 5 mois!

mardi 27 janvier 2015

La danse latine


J'aime la musique parce que ça m'aide quand je m'ennuie ou quand je suis stressée alors aujourd'hui j'ai décidé d'écouter des chansons anciennes d'Enrique Iglesias sur Youtube.

Sa chanson Bailando, qui est en espagnole, m'a rappelé que quand j'étais au lycée je voulais apprendre la danse de Ballroom mais j'étais si timide et je n'arrivais pas à apprendre cette danse malheureusement.

Aujourd'hui, j'ai décidé après avoir écouté la chanson que je vais m'inscrire dans un cour de danse latine ou de Zumba. Pourquoi maintenant on peut demander : parce que j'ai beaucoup de temps libre et comme je suis ici à La Réunion pour encore 7 mois je vais profiter de cette chance.

Voilà la chanson qui m'a fait me souvenir de mon rêve de jeunesse :


La chanson est ancienne mais c'est encore très fort et la danse n'a pas vraiment changé si vous regardez sur la vidéo.

mercredi 7 janvier 2015

LE CONCERT DE SALIF KEITA A ST DENIS


Le 22 décembre je suis allée à St Denis pour un concert de Salif Keita. J'étais invitée par Auriel et Sandra, qui sont des habitants de la Réunion.





Je n'aime pas vraiment la musique jazz que Salif Keita chante, mais voilà sa video d'un de ces chanson, Mali,ana na Ming:


On est partis le soir à 7:30 car on voulait voir le défilé de danse des autres chanteurs qui étaient venus jouer à ce concert.


Malheureusement, il y avait des embouteillages, et quand on est arrivés, le défilé était terminé. Quand on est arrivé il y avait beaucoup de monde, de toutes les nationalités qui étaient venus avec leur famille, même avec les petits bébés qui semblaient avoir 1 mois ou moins (ce qui est choquant pour moi, car selon ma culture un bébé reste dans la chambre pendant 3 ou 6 mois avant qu'on ne le sorte !)

J'ai eu la chance de voir des chanteurs différents, il y avait des groupes de Maloya et des Malgaches.
J'ai préféré le groupe de Malgaches qui ont très bien chanté et dansé, leur danse ressemblait à une danse traditionnelle botswanaise qu'on s'appelle hosana qui est d'origine kalanga.

Voilà la un exemple de ces danses au Botswana :        

 
  
 La danse malgache au concert de Salif Keita

J' ai appris beaucoup de choses à ce concert car pendant les pauses, le présentateur a expliqué la raison de ce concert, c'était pour fêter la libération des esclaves, donc c'est pourquoi il y avait des musiques et danse traditionnelles différentes.

On est rentré à 2 heures du matin, après avoir appris la danse traditionnelle avec Alice, une dame malgache qui était au concert avec son mari :


Me voilà en train d'apprendre la danse avec Alice, c'est drôle qu'elle s'appelle Alice comme moi !

C'est une nuit inoubliable et j'ai des photos et des vidéos comme souvenirs quand je rentrerai au Botswana. 




lundi 5 janvier 2015

Le Noel Sans ma Famille à La Réunion



Le 19 décembre, le CIEP a fermé pour les vacances de Noël et me voilà toute seule avec les treize autres Botswanais sur le campus du Tampon.

Presque tous les étudiants à l'université étaient en vacances et ils étaient rentrés chez eux, alors il n'y avait plus que nous les étudiants botswanais qui restions dans les bâtiments de l'université. Cette nuit là dans ma chambre, j'ai pensé à ma famille, je souhaitais être avec eux, j'ai presque pleuré quand j'ai compris à ce moment que je ne serais pas avec ma famille pour passer Noël et le nouvel an. On a parlé sur skype et puis j'ai dormi avec un coeur lourd, je n'imaginais pas un Noël sans ma famille et dans un pays étranger.

Le lendemain, on est sortis avec les autres Botswanais pour aller à St Pierre pour passer le temps et faire du shopping. Le soir, quand on est arrivés, on a décidé de faire un fête pour nous-mêmes devant nos studettes pour nous amuser un peu et oublier nos soucis. Après quelques heures des vins et bourbons Grace et Mpho sont mit des chansons d'Afrique sur youtube et on a commencé à danser, on faisait beacoup des bruit et dansait à la musique de Vee, et des chansons anciens de Yvonne Chaka Chaka, une chanteuse suid afraine, c'était trés drôles ça on a essaye de danser comme ils sont le fait dans les années 1970s en dansait une danse "Pantsula".




Voila la chanson d'Yvonne Chaka Chaka-Caught for breaking the law et lequel de Vee Mampeez, un artist Botswanais


Vee- " No suffer"

Le 20 jusqu'à le 25 on nous invités au des concerts au Tampon, il y avait des musique et des danse partout. Lequel que je me me souviens plus est de Salif Keita, ou j'ai eu de la chance de voir un groupe de Mdagascar qui a chanté et dansé leur chansons traditionelle, plus sur ça dans mon autre article qui suis.

Je dirait que à la fin c'était pas si dur, on a bien s'amusé et j' ai apris beaucoup sur la music de la Réunion et leur tradition et culture.







lundi 15 décembre 2014

La méthodologie traditionnelle dans système d'éducation

On dirait que la méthodologie utilisée à l'époque n'était pas bonne mais les élèves devaient y être habitués. L'utilisation du bâton en classe était la norme comme on le voit dans l'image ci-dessous, le professeur a un bâton dans sa main car il semble que les petits sont en train d'être méchants et font du bruit dans la classe. C'était normal pour les professeurs de l'époque de frapper leurs élèves s'ils n'arrivaient pas à comprendre quelque chose et s'ils ne faisaient pas leurs devoirs. Le professeur était au centre de tout, c'était lui qui connaissait tout donc. Les élèves n'avaient pas beaucoup d'initiatives car ils étaient obligés de lire et de répéter ce que le professeur disait et écrivait dans leurs cahiers. Il n'y avait pas de relations mutuelles entre les élèves et les professeurs, les élèves voyaient le professeur comme quelqu'un qu'ils ne pouvaient pas approcher facilement. Ils avaient peur de leurs professeurs. On dirait qu'on ne peut pas être à l'aise dans la classe comme aujourd'hui.

La nouvelle méthodologie utilisée dans la classe est plus agréable que celle de l'époque, si on regarde l'image ci-dessous, on voit qu'il y a une relation mutuelle entre les élèves et le professeur, les élèves sont à l'aise, le manière de disposer les tables et les chaises facilite les échanges entre le professeur et les élèves. Dans la nouvelle méthodologie, les élèves font beaucoup de travail et le professeur les aident, ces sont les élèves qui trouvent les informations, qui découvrent les choses avec l'aide de leur professeur.

Dans la classe il y a aussi beaucoup d'affichages sur le mur. La méthodologie utilisée ici est identique dans l'éducation au Botswana, dans toutes les écoles primaires, les collèges et les lycées. Cette méthode est très agréable car même les élèves qui apprennent lentement peuvent aussi comprendre ce qu'ils doivent faire dans la classe car le professeur leur donnent un travail personnalisé, seuls ou en groupes de deux ou trois. Ainsi, ils peuvent échanger entre eux pendant le travail.

Aujourd'hui, au Botswana, on n'autorise pas les professeurs à utiliser un bâton sur les élèves sauf si le directeur d'école ou du Lycée la permet. On peut utiliser d'autres manières de punir les élèves mais il faut que ça ne démotive pas un élève et que ça ne l'humilie pas.

Les temps ont changé, si un professeur maltraite ou utilise un bâton sur un élève, il peut être arrêté par la police si les parents pensent que le professeur a maltraité leur enfant. 

Il y a encore des professeurs qui ne varient pas leurs méthodes d'enseignement. La méthode d'enseignement centrée sur l'élève est encore nouvelle au Botswana, donc tous les professeurs ne l'utilisent pas et on trouve toujours des professeurs qui frappent les élèves sans permission et qui utilisent la méthode traditionnelle pour enseigner.



jeudi 11 décembre 2014

Ma rencontre avec une dame mahoraise dans le bus


Le samedi 15 novembre, comme de habitude, je suis allée à St Pierre pour me détendre un peu à la plage. J'ai pris le bus rose à 11 heures le matin. Quand le bus a fait une pause à l'arrêt "Amaryllis", deux dames, une jeune et une un peu âgée, sont montées dans le bus. La dame grosse et âgée s'est assise à côté de moi et quand je l'ai regardée, elle a souri et et j'ai immédiatement pensé à ma tante qui lui ressemble beaucoup. C'était très bizarre parce qu'elle a commencé à me parler en shimaoré. Mais je lui ai expliqué  que je ne parlais ni shimaoré, ni créole.

La dame m'a regardé profondément avant de me demander en balbutiant en français d'où je venais. Elle a expliqué lentement qu'elle ne parlait pas courant français. On a commencé à bavarder. Elle m'a demandé mon âge, ce que je faisais à la Réunion, si j'étais mariée et où étaient mes enfants, et d'autres  questions encore. J'ai lentement répondu à toutes ses questions patiemment. Même sa manière de parler me faisait penser à ma tante.

Après qu'elle a fini ses questions c'était à mon tour de lui en poser. Alors je lui ai posé les mêmes questions qu'elle m'avait posées. La première chose que je lui ai demandé c'était pourquoi elle avait couvert son visage avec ce masque cosmétique qui ressemblait à celui de la photo ci-dessus. Elle a expliqué que c'était pour protéger sa peau contre le soleil et aussi pour adoucir la peau de son visage.

Ensuite, la dame m'a parlé de sa famille. La dame avait 43 ans et elle m'a dit que son mari travaillait à Madagascar mais malheureusement qu'elle ne pouvait pas y aller car elle n'avait pas de passeport. La jeune dame qui est montée avec elle dans le bus était sa fille aînée qui était encore en train de chercher du travail. La fille vient de finir ses études à l'université.

Et pourquoi elle ne parle pas français couramment ? En fait, cela fait seulement  2 ans qu'elle est venue à La Réunion pour habiter avec sa fille et son mari. Je voulais savoir comment elle est venue à La Réunion sans passeport. Elle m'a répondu qu'en tant que citoyenne française, elle n'a pas besoin de passeport pour voyager entre Mayotte et La Réunion, même pour aller en France.

Le bus est arrivé à son arrêt et sa fille est venue la chercher pour qu'elles descendent. Alors elle m'a serré la main et m'a dit au revoir avant de descendre du bus.

J'étais très contente et dès que je suis arrivée au campus à l'université, j'ai tout raconté à mes camarades botswanaises, en leur expliquant surtout pourquoi les Mahoraises se couvrent le visage d'un masque.




vendredi 5 décembre 2014

Mon Interview avec une fille réunionnaise


Aujourd'hui, ce matin à 10 heures, mon professeur m'a demandé d'aller chercher quelqu'un sur le campus pour faire un interview. C'est un devoir pour tout le monde dans la classe, donc on est sortis pour trouver des gens qui acceptent de se faire interviewer et photographier.

Alors, je suis allée m'installer près du réfectoire où il y a beaucoup d'étudiants. Je me sentais un peu timide et je me suis demandé comment j'allais faire pour les approcher et les convaincre de faire cet interview sans me faire passer pour stupide ou drôle.

En attendant les gens, j'ai préparé le questionnaire et dès que j'ai fini, trois filles sont venues s'asseoir près de moi. Je les ai regardées pendant trois ou quatre minutes pour vérifier si elles étaient gentilles ou non.

J'ai respiré à fond et je me suis approchée d'elles. Quand je suis arrivée devant elles, elles m'ont regardé et je me suis présenté puis j'ai expliqué ce que je voulais faire. Comme je m'y attendais, les trois filles étaient gentilles et ont été d'accord tout de suite pour faire l'interview après avoir lu mon questionnaire. Une des filles leur a expliqué qu'il fallait une personne pour répondre aux questions. Elles ont choisi la plus belle d'entre elles qui avait l'air d'être d'origine chinoise ou japonaise. Son nom a confirmé la première hypothèse.

Voila le portrait de LI-LAW-TONG Aurélie.

Aurélie a 18 ans et habite à St Louis. Elle est née à La Réunion à Etang Salé et n'avait jamais voyagé en dehors de La Réunion. Elle est étudiante à L'université du Tampon et fait une Licence d'AES.
Elle est d'origine chinoise mais sa nationalité est française.

Cette belle fille réunionnaise dit qu'elle aime faire des sorties, aller à la plage et faire des randonnées.
Comme vêtements, elle aime comme les filles de son âge, porter des jupes et des robes courtes à la mode.

Je lui ai demandé son avis sur les fumeurs et voilà ce qu'elle m'a dit : "ça me déstresse et c'est un moment de détente".

Son rêve est d'avoir une belle villa avec piscine et jacuzzi et de réussir au niveau professionnel dans la vie.

Pour les vacances de Noël, elle va rester avec sa famille à La Réunion mais au mois de janvier elle va voyager en Afrique du Sud pour la première fois.

A la fin de l'interview, j'étais très heureuse de cette rencontre. Les trois filles m'ont promis de me faire découvrir leur ville l'année prochaine.